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Télédermatologie : la filière change de visage

La télédermatologie a connu un essor sans précédent lors de la première vague de Covid-19. Les pratiques se sont plus largement répandues et les acteurs du secteur attendent avec impatience les arrêtés qui modifieront dans quelques mois la législation en matière de téléexpertise. Néanmoins, plombée par un problème de démographie médicale, la filière est encore confrontée à un manque cruel de coordination et de formation.

Par Romain Bonfillon. Publié le 22 février 2022 à 22h07 - Mis à jour le 23 février 2022 à 17h53

La télédermatologie est avec la téléradiologie et la télépsychiatrie une des applications les plus anciennes de la télémédecine. Jamais pourtant son usage n’est apparu si nécessaire. A peine 3 500 dermatologues sont aujourd’hui en activité et ils ne seraient plus que 3 000 en 2025, selon l’Atlas de la démographie médicale publié par le Conseil National de l’Ordre des Médecins. Logiquement, la spécialité est celle pour laquelle il est le plus long d’obtenir un rendez-vous : 95 jours en moyenne, selon une enquête menée en 2021 par Le Guide Santé.

De quoi parle-t-on ?

La littérature internationale classe la télédermatologie en trois niveaux distincts. La télédermatologie de soin primaire est réalisée par le médecin traitant, par téléconsultation. C’est le cas en particulier des téléconsultations dans les EHPAD où l’infirmière peut présenter au médecin traitant une lésion cutanée (ulcère, escarre, plaie chez un patient diabétique) afin qu’il donne un premier avis. S’il le juge nécessaire, notamment en cas de plaies chroniques complexes ou de suspicion d’une tumeur cancéreuse, il demandera un avis au dermatologue. La télédermatologie secondaire, ou téléexpertise dermatologique, se fait à la demande du médecin traitant. Son but est le plus souvent d’obtenir un premier avis pour savoir si une consultation spécialisée en face- à-face est nécessaire, notamment pour réaliser une biopsie. Enfin, la télédermatologie dite “tertiaire” est une téléexpertise entre un dermatologue “généraliste” et un dermatologue surspécialisé dans telle ou telle pathologie cutanée rare ou complexe.

Un développement lié à la technique ?

Selon une étude comparative menée aux États-Unis auprès de 50 000 patients,…

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