TEST 15 JOURS

Comment les hôpitaux partagent leurs données de santé ?

Le partage des données de santé entre établissements de santé ou avec des tiers n’est pas un phénomène nouveau. Il prend en revanche un tournant différent avec la constitution des entrepôts de données de santé. Les hôpitaux y trouvent un intérêt même si la démarche requiert des investissements.

Par Laure Martin. Publié le 21 septembre 2021 à 15h52 - Mis à jour le 21 septembre 2021 à 16h24

Avant de comprendre comment les hôpitaux partagent leurs données de santé, il convient de rappeler un point important. “Le partage des données de santé entre les établissements n’est pas nouveau, cela fait très longtemps qu’elles sont utilisées à des fins de recherche”, rappelle Hélène Guimiot-Breaud, cheffe du service de la santé à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). Pendant longtemps, les établissements disposaient de leur propre base constituée à partir des dossiers médicaux de leurs patients. Mais depuis quelques années, une nouvelle tendance émerge, avec la création de bases centralisées : des entrepôts de données de santé.

Hélène Guimiot-Breaud, cheffe du service de la santé à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil)

L’émergence des entrepôts de données

L’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) en détient un, tout comme l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM), le Groupement hospitalier de territoire (GHT) Loire, les cinq CHU du Grand Ouest (Nantes, Rennes, Angers, Brest et Tours) ou encore l’hôpital Foch.

Garder le contrôle sur sa donnée

L’émergence d’entrepôts mutualisés entre plusieurs établissements est en partie révélatrice d’une prise de conscience des enjeux autour du partage et de l’exploitation de la donnée, et des investissements qu’ils nécessitent. “Mais sur le terrain, l’usage de la donnée reste modeste, soutient Amaury Martin, directeur de la valorisation et des partenariats industriels à l’Institut Curie. Le hiatus entre le message envoyé et la réalité du terrain est non négligeable.” Il identifie d’ailleurs des tendances de fonds au premier rang desquelles, la volonté persistante des établissements de garder le contrôle sur leurs données. Un contrôle renforcé par le Règlement général sur la protection des données (RGPD) puisqu’il prévoit que les établissements restent responsables des données produites.…

Cet article est reservé aux abonnés
Déja abonné ? Connectez-vous

Vous n’êtes pas encore inscrit ?

Créez un compte pour tester notre offre
gratuitement pendant 15 jours

  • Services en ligne : études, analyses, bases de données et bien plus encore
  • Briefings quotidiens : actualités synthétisées
  • Lettres hebdomadaires

Besoin d’informations complémentaires ?

Contactez

le service d’études à la demande de mind

À lire

Cyberattaque : l’AP-HP porte plainte après le vol des données de plus d'un million de personnes

Entretien

Dominique Pon (Ministère): "D'ici 2 ans, la France sera leader de la e-santé en Europe"

La CNIL propose une auto-évaluation de maturité en gestion de la protection des données

Radiologie : le CERF et Medexprim créent une plateforme de recherche clinique

Une femme médecin utilise une tablette connectée à l'hôpital
Dossier

Groupements hospitaliers de territoire : de nouveaux enjeux de cybersécurité

Entretien

Hubert Béchart (Pierre Fabre) : "Nous alimentons nos décisions par des faits et non plus des intuitions"

Karine Samama, Microsoft France
Entretien

Karine Samama (Microsoft France): “D’ici 2025, la recherche aura séquencé 100 millions de génomes humains, soit 20 milliards de gigabytes de données”

Droit Devant

Du HDH au COVID-19, la Cnil sur tous les fronts en 2020