TEST 15 JOURS

L’impact de la crise de COVID-19 sur le financement des healthtech

Les données convergent : le secteur de la e-santé est l’un de ceux qui aura le moins souffert économiquement de la pandémie de COVID-19. Pour autant, comment les fonds d’investissement ont traversé ces quatre derniers mois ? Comment s’en sont sorties leurs start-up ? Quels segments de la e-santé pourraient bénéficier des futures allocations d’actifs ? Pour y répondre, mind Health a interrogé quatre venture capital et trois corporate ventures actifs sur le marché, ainsi que le cabinet EY.

Par Anne-Laure Mercier. Publié le 06 juillet 2020 à 18h01 - Mis à jour le 26 novembre 2020 à 21h16

Selon le rapport du cabinet de conseil en stratégie Roland Berger produit mi-juin 2020 sur les “impacts sectoriels et leviers de relance pour l’économie européenne” après la pandémie de COVID-19, le secteur “santé et pharma” est, avec celui des télécoms, le marché qui se sortira le moins affaibli de cette crise sanitaire et économique. Qu’il s’agisse de la perte de revenus, du délai de récupération anticipé ou du choc d’offre et de demande dû au confinement, l’impact serait proche de zéro. Même en zoomant sur l’état des start-up en santé à l’issue de ce premier semestre, le cabinet de conseil et d’audit financier EY ne dit pas autre chose : le fournisseur de données “Preqin a sorti des chiffres sur le premier trimestre 2020 versus le premier trimestre 2019, indique Franck Sebag, partner audit & transaction services chez EY : les start-up ont levé dans le monde + 76 % de fonds”. Il souligne ainsi la “forte résilience de la santé”, y compris en France où, “sur le premier semestre, quelques sociétés ont levé de belles sommes : Owkin, Alan, H4D…” (lire encadré ci-dessous)

Les sept fonds d’investissement contactés par mind Health, qu’il s’agisse de fonds de venture capital ou de fonds de corporate ventures, n’ont ainsi pas eu à affronter d’interruption dans leurs activités, éventuellement un ralentissement. Catherine Boule, directrice générale de Karista (ex-CapDecisif Management), explique que “les médecins qui n’exercaient pas aux urgences et ont dû annuler leurs opérations ou leurs rendez-vous étaient confinés et ont regardé les solutions qu’ils pouvaient utiliser pour améliorer leur efficacité et leur organisation. Les start-up Implicity et Incepto ont signé de nouveaux clients pendant la crise. Ce n’était pas aussi dynamique mais ce fut une bonne surprise pour tout le monde”. À ce temps libéré de certains médecins, s’ajoute la levée “de nombreux freins psychologiques au déploiement des solutions digitales. À un moment donné, il va falloir retourner sur le terrain pour vendre plus efficacement mais c’est plutôt de bon augure”. En attendant, Karista a “travaillé comme d’habitude pendant la crise. Nous avons trois sociétés au portefeuille et un quatrième deal est prévu en juillet : il a été initié avant la crise et va se closer après”.…

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