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COVID-19 : qui sont les 141 acteurs de la téléconsultation et du télésuivi recensés par le ministère ?

Réactif, le ministère de la Santé a référencé en une dizaine de jours les outils qui permettent aux professionnels de santé de réaliser des téléconsultations ou d’assurer un télésuivi pour les aider à gérer la crise sanitaire liée à l’apparition de COVID-19. À la date du 20 mars, la liste, publique, recensait 141 solutions. mind Health s’est penché sur les acteurs qui la composent, les fonctionnalités proposées par leurs solutions, les territoires couverts mais aussi le niveau de sécurité garanti.

Par Aymeric Marolleau avec Innocent Azilan et Anne-Laure Mercier. Publié le 30 mars 2020 à 16h46 - Mis à jour le 22 novembre 2021 à 18h12

Pour faciliter la prise en charge des patients atteints de COVID-19, le ministère de la Santé a encouragé les médecins, les sages-femmes et les infirmiers à “s’équiper de solutions de téléconsultation et de télésuivi”. Il a dans le même temps appelé les professionnels qui proposent ce type de solutions à se faire connaître en remplissant un formulaire afin de préciser les détails de leur offre. Si bien que, le 20 mars, il publiait via l’Agence du numérique en santé (ANS) une première liste de 141 solutions (logiciels, plateformes, accès web, applications) déclarées disponibles par leurs éditeurs avec, pour chacune, les principales fonctionnalités proposées et le niveau de sécurité garanti, noté de 1 à 10 (voir méthodologie). mind Health a profité de l’occasion pour tenter de défricher un secteur encore hyper concurrentiel. 

 

Quels positionnements ?

Nous avons vérifié le positionnement des sociétés qui ont déclaré leur solution auprès de l’ANS. Certaines peuvent avoir plus d’une spécialité. Sans surprise, la majorité d’entre elles (58 %) se concentrent sur la téléconsultation, dont Doctolib, MesDocteurs, Nemo Health (TokTokDoc), Feeli ou Hellocare pour ne citer qu’eux, et une sur quatre le télésuivi, dont MHComm et Lifen (voir graphique). Certains acteurs étaient moins attendus, comme le spécialiste de la téléradiologie TIM (Télé-imagerie du Maine), ou celui du click & collect pour les pharmacies telepharmacie.fr (Mobeo). On trouve aussi dans cette liste des acteurs très éloignés de la télémédecine, comme l’application de paiement mobile Lyf Pay, trois acteurs de la vidéoconférence généraliste ou encore un spécialiste du transfert de fichiers sécurisés (Bluefiles, de Forecomm). 

Interrogé sur ce point par mind Health, le ministère de la Santé indique “avoir référencé tous les outils qui permettent aux professionnels de santé de faire de la téléconsultation et du télésuivi. Ce référencement reste centré sur ces activités. Il s’agissait d’être le plus réactif possible en leur proposant, pour répondre à leur demande, un outil très simple. Mais nous avons depuis entamé une démarche beaucoup plus large : comment aider les établissements et les professionnels à se repérer parmi tous les outils numériques au sens large dans l’offre existante et leur permettre de mettre en avant des offres un minimum sécurisées.…

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