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Clarisse Pamies (Janssen EMEA) : “La philosophie du lab, c’est rendre les choses concrètes, palpables”



C’est en toute discrétion que Janssen Europe, Middle East & Africa (EMEA) a ouvert en avril 2019 un lab d’innovation installé près de Station F. À la manoeuvre : Mathilde Falise-Mirat, nommée à cette date digital innovation lab manager. Une année de rodage plus tard, le lab s’ouvre à l'intelligence artificielle, à la data et à des partenaires externes. Sa responsable, accompagnée de Clarisse Pamies, director digital acceleration de Janssen EMEA, dévoilent pour mind Health la genèse, le fonctionnement et les enjeux européens de ce lab.

Janssen a discrètement ouvert l’an dernier, en France, un lab d’innovation. Quel est l’objet de cette démarche ?  

Clarisse Pamies : Durant la première phase, qui a duré un an, nous n’avons pas forcément voulu en faire un sujet de communication : nous voulions voir s’il fonctionnait, si nous pouvions travailler différemment. Mathilde nous a rejoint dans ce but (le 26 avril 2019, date à laquelle les deux interlocutrices fixent donc la date de naissance de ce lab, ndlr). La France a été choisie parce qu’elle est dotée d’un bon écosystème mais l’angle est très européen. Nous avons donc posé nos marques, avec un premier portefeuille de 5 minimum viable products (MVPs) en 2019, élargi à 10 MVPs en 2020, en commençant à travailler sur un périmètre proche de nos métiers : module Virtual event, module pour contacter ses pairs, services aux patients, personnalisation de contenus en ligne pour les patients. Nous avons ainsi travaillé sur l’expérience des professionnels de santé et du patient dans le modèle existant.

Comment a-t-il évolué depuis ? 

C.P. : Le début de l’année 2020 a marqué un tournant et les choses vont s’accélérer à partir de maintenant. Avec mes équipes, nous avons mené une revue complète des enjeux numériques pour toutes les aires thérapeutiques : où aurons-nous besoin d’aide dans les cinq prochaines années ? En faisant cet exercice, nous nous sommes rendu compte que, sur une quinzaine de marques, les deux tiers nécessiteraient de l’intelligence artificielle (IA) sur une trentaine de projets stratégiques. Trois grands domaines ont été identifiés : un diagnostic plus précoce grâce aux biomarqueurs, l’aide à la décision clinique avec le séquençage et l’identification de sous-populations e

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