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Jean-Philippe Authier (Servier) : Sur la sérialisation, "le projet a pris une dimension informatique de grande ampleur"



Alors que depuis le 9 février 2019 la sérialisation du médicament est entrée en application sur le territoire européen, Jean-Philippe Authier, directeur de la supply chain du groupe Servier, et Mike Kinsella, directeur du programme Matrix (mark agregate track & report for international exchanges), reviennent sur sa mise en place mais également les prochains enjeux pour la logistique.

Comment est organisée la chaîne logistique du groupe au niveau mondial ?

Jean-Philippe Authier : Le groupe Servier dispose d’une supply chain complète qui couvre toutes les étapes, de la gestion de la demande jusqu’à la distribution des médicaments dans 149 pays, en passant par l’ensemble des activités de planification. Nous nous appuyons sur l’ensemble de nos 16 sites de production et également sur des sous-traitants. Et nous avons de plus en plus de partenariats avec d’autres laboratoires. L’acquisition du portefeuille oncologie de Shire récemment, dont les médicaments sont produits par des sous-traitants, complexifie les flux. À ce jour, deux de nos usines ont une vocation à produire des médicaments destinés à l’international et d’autres sont uniquement dédiées aux marchés locaux. Nous utilisons trois typologies de flux pour livrer des médicaments qui partent de nos sites de production ou de ceux de nos sous-traitants : approvisionner nos stockages locaux directement dans les filiales à l’étrange

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